Volet N°1 :

La Fédération française de squash

Egal Sport a rencontré la fédération française de Squash à l’issue de la présentation de l’opération « sport féminin toujours » le 5 février dernier.

Le nouveau Président de la fédération, Jean-Denis BARBET et Bruce NEUFFER le Directeur Technique National nous ont présenté les deux actions phares que la fédération met en œuvre afin de développer le secteur féminin.

Des projets résolument axés sur la mixité des sexes, qui visent tant une augmentation du nombre de licenciées (19,4% fin 2016/17) que l’accès aux plus hautes marches pour l’équipe de France féminine. Une équipe familière des podiums puisqu’elle s’est classée 3e aux derniers mondiaux (2016) et 2e aux quatre derniers championnats d’Europe (2014/15/16/17).

 

Compétitions et classement mixtes

La pratique mixte compétitive se développe depuis maintenant 2 ans au sein de la fédération.

L’idée première était d’apporter une plus forte opposition à l’élite féminine en l’intégrant aux tournois masculins. Cette possibilité offerte en premier lieu aux 12 meilleures joueuses françaises (1ère série internationale) a été étendue ensuite aux 32 meilleures joueuses françaises (1ère série nationale).

Dans un second temps, il a été donné la possibilité d’intégrer 5 femmes dans un tournoi régional ou national avec des hommes, ce qui a modifié toute notre offre sportive.

Depuis la rentrée 2017/2018, un classement national mixte permet de classer les femmes et les hommes selon la même échelle de valeur  https://www.squashnet.fr/Src/. Une initiative, précise le DTN qui vient de la commission sportive nationale, présidée par Stéphane ROBINAUD. A titre indicatif, Camille SERME, numéro 1 au classement national et 2ème au classement mondial, est 16ème au classement national mixte (au 03/01/18).

 

Pôles mixtes

Pour offrir plus d'opposition aux sportives de haut-niveau, les 4 pôles (pôles Espoirs de Guyane et Aix-en-Provence et pôles France de Créteil et Aix-en-Provence) sont devenus mixtes à la rentrée 2017/18. Cette mesure proposée par le responsable du haut niveau, Frédéric LECOMTE, à laquelle j’ai totalement souscrit, ajoute le DTN, permet aux joueuses de suivre des entraînements, en partie similaires à ceux des garçons et leur offre l’occasion de se surpasser en se confrontant à l'élite masculine lors de séquences d'opposition. En outre, note le Président, ce choix stratégique, permet aussi de renforcer la cohésion entre les équipes de France masculine et féminine, aspect psychologique qui n’est pas négligeable.

Du côté de la gouvernance

Alors que l’équipe technique comprend une DTN adjointe, Maryse DEGARDIN, la gouvernance de la fédération s’est féminisée depuis les dernières élections, avec un comité directeur passant de 17,6% à 29,41% de femmes (5 femmes sur 17 membres), et l’arrivée d’une femme, Catherine EZVAN à la vice-Présidence.

« Au Squash, les actions sur la mixité sont portées par un peu tout le monde ». Si le responsable des actions féminines est Philippe SIGNORET, entraîneur national des bleues. Il n'y a pas, à ce jour, de commission féminine au sens strict. La mixité est l’affaire de tous comme le montre ces quelques lignes. Dernière décision en date, à l’initiative du Président, subordonne l'aide fédérale aux organisateurs d’une étape du circuit PSA (circuit professionnel de squash) à la parité du prize money.