L’ŒIL d’EGAL SPORT

 

Egal Sport, un collectif tout terrain.

 

 

Un des objectifs du collectif est de permettre un recensement de femmes expertes dans le champ du sport. Au-delà de donner à chacune d'elles une visibilité à leurs travaux, dans leur champ d'expertise, le collectif leur apporte de la visibilité médiatique, ce dans l’objectif de féminiser la parole publique sur les plateaux de télévision, dans les journaux et de répondre aussi aux besoins d'intervenantes de la part d'organisateurs d'évènements, colloques, conférences.... Grâce à notre réseau d'expertes, nous avons pu répondre positivement à de nombreuses demandes.

 

Egal Sport a donc participé :

A Paris en mai et juin dernier aux réunions des groupes de travail sur « l’organisation institutionnelle du sport français » et sur « la conception et la diffusion d’un baromètre des Fédérations » organisées par l’association « Rénovons Le Sport Français ». Ces travaux ont contribué à nourrir le rapport sur la gouvernance du sport remis par l’association le 2 juillet à la Ministre des sports.


A Agen, le 21 septembre, à la demande de la municipalité, afin d'offrir une intervention de 2 heures pour une conférence "femmes et sport". Le public composé des représentantes et représentants du mouvement associatif local a répondu présent et les échanges avec l'intervenante ont été dynamiques, riches et fructueux.

 

A Lyon, le 19 septembre, au congrès national de l'ANDES (Association Nationale des Elus du Sport) , à leur demande afin de présenter l'enquête "au nom des sportives" réalisée par notre collectif. Au-delà d'une présentation synthétique statistique de cette enquête, afin de mobiliser les élu.e.s et de leur proposer de féminiser les équipements sportifs sur leurs territoires, nous voulions surtout inciter les communes à réfléchir sur la place des femmes dans le champs du sport. Leur montrer que des actions simples et rapides peuvent être mises en œuvre sur cette thématique. Et enfin qu’une analyse des données sur l'utilisation par les femmes et les hommes des équipements sportifs, des activités et créneaux horaires proposés par les associations permet d’obtenir une lecture genrée de la répartition des subventions publiques dans le sport.

 

A Marseille, le 22 septembre, pour répondre à la sollicitation de « Femmes Méditerranée » qui fêtait ses 25 années d'existence et souhaitait aborder le thème du sport lors d’un forum. Le public français et étranger, composé de personnes issues de différents secteurs associatifs très engagés, a été très concerné par la présentation de notre experte notamment sur les aspects éducationnels et les stéréotypes de genre qui dès la naissance limitent la liberté des petites filles puis celle des femmes.

à Cap'Aisne, le 15 septembre, pour intervenir lors d’un séminaire organisé par le Comité Départemental d'Athlétisme de l'Aisne destiné à sensibiliser dirigeants et encadrants des clubs d’athlétisme de la ligue à toutes les formes de discriminations et les violences qui en découlent.

Notre collectif, qui gagne chaque jour en notoriété, est de plus en plus fréquemment sollicité pour que des expert.e.s Egal Sport interviennent lors de colloques, débats, tables rondes. Si nous comptons aujourd’hui 49 expertes et 7 experts, nous souhaitons élargir ce réseau, en particulier dans la partie sud du territoire qui ne compte peu très peu d’expert.e.s identifié.e.s.

C’est pourquoi, nous invitons toutes les femmes possédant une expertise dans le sport, quelle que soit cette expertise (Haut niveau et sport professionnel, Sciences humaines et sociales, Sciences biologiques, Droit et économie, Médias, Management et gouvernance) et  tous les hommes experts de la mixité ou de l’égalité femme/homme dans le sport à candidater au moyen de notre site Internet : http://www.egalsport.com/expert-e-s/

 

LE SALON INTERNATIONAL DU SPORT FEMININ REUSSIRA-T-IL A CASSER LES CODES ?

13/06/2018

 

Un salon de la musique féminin ? quelle idée ! ça n’existe pas bien sûr ! mais un salon du sport féminin oui et il s’agit d’une première en France et parait-il même en Europe.
Car en sport, rien n’est comparable à ce qui se passe dans d’autres secteurs où l’approche en mixité est de mise, même si celle-ci est loin d’être paritaire (cf le récent rapport paru sur l’enseignement).
Nombre de personnes et parmi elles de décideurs, considèrent encore aujourd’hui que seules certaines pratiques sont adaptées aux femmes, que seules certaines motivent les femmes, que la compétition n’est pas faite pour les femmes, que les petites filles doivent être sages et ne pas salir leur belle robe, rose.
Alors pour montrer que tout cela bouge en réalité et doit continuer à bouger, l’organisation de ce salon international du sport au féminin (SISAF) est en soi une bonne initiative.
C’est pourquoi nous ne pouvons que vous inciter à vous rendre ce weekend à la porte de Versailles pour découvrir les multiples stands, démonstrations, tables rondes qui y sont proposées. Tout est là : https://sisaf.fr/
Si les initiations proposées balaient un large panel d’activités telles que Capoeira, Tai chi/Gi gong, Krav Maga, il est intéressant de noter que quelques activités « masculines » se travestissent quelque peu afin de tenter de séduire les femmes. On ne vous proposera pas de vous initier au karaté ou à l’escrime mais au « Body karaté » ou au « Fitness escrime ».
Vous y rendre mais avec toutefois l’œil critique qu’il convient de porter sur cette première édition qui n’a pu éviter certains clichés et stéréotypes sur le sport et les femmes.
Les démonstrations proposées, « danse, pole danse gymnastique rythmique », restent essentiellement centrées sur des activités très féminines. « La faute aux fédérations » qui, nombre d’entre elles étant gouvernées par des hommes, « n’ont pas jugé prioritaire leur présence au salon », révèle Gaëlle Lelijours, cheffe de projet dans l’interview accordé au journal « les sportives ».
Au SISAF« on casse les codes » mais avec prudence tout de même comme en témoigne l’affiche promotionnelle, on saute à la corde toute de rose vêtue !
Quant au choix des douze « ambassadeurs », parmi lesquelles onze ambassadrices, celui-ci s’est résolument porté sur la catégorie people au détriment des sportives de haut niveau, au nombre de trois : la gymnaste YOUNA DURFOURNET, l‘athléte MURIEL HURTIS et la judokate PRICILLA GNETO.
« L’objectif est d’attirer du public, les sportives de haut niveau ne font pas rêver suffisamment » nous confie un partenaire, « alors il était important d’étoffer le plateau ». Un plateau donc composé majoritairement d’actrices, de l’incontournable Christine Kelly, et de la miss France 2014.
Un choix sur lesquels hélas plusieurs journaux de la PQR tels que l’est Républicain, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, l’Alsace, le Dauphiné Libéré, se sont appuyés pour illustrer l’article consacré à la présentation du SISAF. Ainsi, au lieu de promouvoir l’image de la sportive, c’est celle de Flora Coquerel, Miss France 2014 qui est mise en exergue. Sexisme quand tu nous tiens !!!

 

L’ŒIL d’EGAL SPORT

16/03/2018

 

Depuis le colloque du 24 janvier 2018, « Plus de femmes pour plus de sport – On fait comment ?» notre réflexion s’est enrichie

 

Le colloque « Plus de femmes pour plus de sport » qui s’est tenu le 24 janvier 2018 à la Maison des Femmes à Paris, a réuni plus de 400 participant.e.s. A l’initiative du Conseil National des Femmes Françaises, de Femmes 3000, en partenariat avec Égal Sport et le Laboratoire de l’Égalité et sous le haut patronage du Ministère des Sports, de nombreux.e.s intervenant.e.s, universitaires, journalistes, responsables de collectivités territoriales et d’associations, médecins, entreprises, sportives sont venus témoigner de leurs expériences mais aussi partager différentes actions expérimentées. Parmi eux, pas moins de douze expert.e.s du collectif Egal Sport dont quatre co-fondatrices s’y sont exprimé.es.

 

Egal Sport revient sur quelques éléments développés durant ce colloque et propose, au vu des récentes communications faites par les institutions, de poursuivre l’analyse.

 

LIRE LA SUITE:

 

L’ŒIL d’EGAL SPORT 16/03/2018
Depuis le colloque du 24 janvier 2018, « Plus de femmes pour plus de sport – On fait comment ?» notre réflexion s’est enrichie
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L’OEIL D’EGAL SPORT
14 décembre 2017


MEDIATISATION DU SPORT FEMININ – TOUCHE PAS A MON CNDS !

 

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), s’appuyant sur une observation faisant apparaitre une importante sous médiatisation du sport féminin à la télévision,(1), annonçait le 27 novembre 2013, lors d’un colloque portant sur la médiatisation du sport au féminin, le lancement des « 24 heures du sport féminin » (2). C’est à cette occasion que la Ministre chargée des Sports, Valérie Fourneyron officialisait la création d’un dispositif destiné à encourager cette médiatisation.
Financé par le Centre National pour le Développement du Sport (CNDS) ce dispositif a pour objectif de promouvoir la pratique sportive féminine, ainsi que celles des personnes en situation de handicap en favorisant leur exposition télévisuelle.
Il s’agit d’un fonds qui permet la prise en charge d’une partie du coût d’une production audiovisuelle - retransmission de compétitions sportives majeures, reportages sportifs ou de programmes courts traitant d’une discipline sportive peu médiatisée. Pour le sport handicap celui-ci permet l’achat de droits d’images de compétitions internationales.
La diffusion doit être faite, soit sur des chaînes TV gratuites grand public, soit sur des chaînes télévisées payantes avec diffusion large sur le sol français et sous réserve d’une obligation d’accès gratuit (diffusion en clair, internet, replay TV) de l’ensemble des images produites, éventuellement sur des chaînes locales.
Peuvent solliciter ce fonds, les fédérations sportives agréées, les comités d’organisation ou associations et toute entité à but non lucratif ayant reçu l’organisation d’un événement par une fédération ou pilotant un événement avec un partenariat fort et l’accord formel d’une fédération.
Initialement porté à hauteur de 1 million d’€ en 2014, celui-ci a été revu à la baisse en 2015 (600 000 €) en raison d’une consommation partielle des crédits (581 400 €), porté 650 000€ en 2016, dont 607 800€ ont été consommés puis de nouveau à 1 million d’€ en 2017(3). Si le nombre de projets soutenus sont passés de 25 à 32 en 3 années, les projets strictement en lien avec le sport féminin ont eux stagnés (15 puis 12 puis 15) avec une consommation passant de 376 000 – 75% de l’aide totale, à 263 000 - 45 % puis à 340 000€ - 56%).
Si le dispositif est une très bonne chose, une communication mieux ciblée et faite plus en amont, permettrait sans doute à davantage de fédérations de solliciter ces fonds afin que ceux-ci soient intégralement consommés.
Avec la diminution importante que connait le budget du CNDS en 2018 (4) et dans l’actuelle incertitude des découpages budgétaires, il ne faudrait pas que l’existence de ce fonds soit remise en question. Car, même si le CSA constate dans son rapport de 2016 une plus forte exposition de la pratique sportive féminine, avec un « poids dans le volume horaire des retransmissions sportives qui a plus que doublé entre 2012 et 2016 (5) », l’égalité de diffusion entre les compétitions féminines et masculines dans les médias est loin d’être atteinte.
Plus que jamais les actions en faveur de ce rééquilibrage, telles que cette aide à la médiatisation, s’avèrent nécessaires !

Parmi les productions soutenues en 2017 en faveur de la pratique féminine on peut citer par exemple :

  • Au printemps 2017, les 2 directs sur France 4 des cinquième et sixième (dernière) étapes du « Clermont-Ferrand Sevens », circuit mondial de rugby à 7 féminin,
  • En novembre 2017, le direct sur France Ô du « Trophée BNP Paribas », première étape du circuit de Coupe du Monde de sabre dames, (partenariat CNDS / Comité National Olympique et Sportif Français / France Télévisions),
  • A venir le 21 décembre prochain, le direct sur la chaîne L’Equipe de l’étape inaugurale du « Ladies Night Tour », circuit de ski alpin qui verra la participation des meilleures skieuses tricolores.

Si le dispositif est une très bonne chose, une communication mieux ciblée et faite davantage en amont, permettrait sans doute à plus de fédérations de solliciter ces fonds afin que ceux-ci soient intégralement consommés.

Avec la diminution importante que connait le budget du CNDS en 2018[1] et dans l’actuelle incertitude des découpages budgétaires, il ne faudrait pas que l’existence de ce fonds soit remise en question. Car, même si le CSA constate dans son rapport de 2016 une plus forte exposition de la pratique sportive féminine, avec un « poids dans le volume horaire des retransmissions sportives qui a plus que doublé entre 2012 et 2016[2] », l’égalité de diffusion entre les compétitions féminines et masculines dans les médias est loin d’être atteinte.

 

Ainsi donc, plus que jamais en 2018, le maintien de cette aide à la médiatisation, s’avère nécessaire !

 

 

Retrouvez l’interview d’Armelle DAAM, Directrice Générale du CNDS d’Octobre 2017 : http://www.nxtbook.fr/newpress/MEDEF-Paris/C_EST_A_VOUS-1710_46/index.php#/62

 

____________________________________________________________________

 

 [1] La présence du sport féminin à la télévision constitue un sujet de réflexion pour les pouvoirs publics depuis le début des années 2000. Toutefois, celle-ci ne s’appuyait pas jusqu’en 2012 sur des données statistiques précises. Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a donc engagé, au sein de la mission « Sport » présidée alors par Rachid Arhab, un travail d'analyse visant à évaluer la place du sport féminin à la télévision au sein de l'offre de retransmissions de compétitions, et l'attractivité du sport féminin à travers l'audience de ces retransmissions. Cette analyse a porté sur des données observées sur une période de quatre semaines en 2012. Elle a fait apparaitre que les compétitions sportives féminines y représentaient 7 % du volume horaire des retransmissions.

[2] Cet événement organisé en 2014, réédité en 2015 a fait place en 2016 puis 2017 aux 4 saisons du sport féminin.

[3] Bilan 2017 non communiqué à ce jour.

[4] Le Budget du CNDS passe de 260 millions (2017) à 133 millions (2018).

[5] http://www.csa.fr/Etudes-et-publications/Les-etudes-thematiques-et-les-etudes-d-impact/Les-etudes-du-CSA/Sport-et-television-Contributions-croisees2

L’ŒIL D’EGAL SPORT

7 Décembre 2017

 

TOUR DE FRANCE DE L’EGALITE – POUR PLUS D’ATELIERS « GENRE ET SPORT »

 

L'OEIL D'EGAL SPORT - TOUR DE FRANCE DE[...]
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L’OEIL D’EGAL SPORT

11 novembre 2017

 

CES FEMMES QUI DIRIGENT LE SPORT FRANCAIS

Ces femmes qui dirigent le sport français
DTN V DEF 11-11-17 Ces femmes qui dirige[...]
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CREATION DE LA CONFERENCE PERMANENTE DU SPORT FEMININ

(Article 21 de la Loi N° 2017-261 du 1er mars 2017)

 

La conférence permanente du sport féminin est une instance consultative placée auprès du ministre chargé des sports qui associe l'ensemble des acteurs participant au développement et à la promotion du sport féminin.

Elle a pour missions :

* De contribuer à une meilleure connaissance des pratiques sportives féminines, notamment par la publication d'un rapport annuel ;

* De concourir à l'accompagnement des acteurs en vue de la structuration et de la professionnalisation du sport féminin ;

* De favoriser la médiatisation du sport féminin.

Attendons maintenant la parution du décret qui déterminera la composition et le fonctionnement de cette conférence et en précisera ses missions !

Retrouvez les articles 21 et 22 de la loi du 1er mars 2017 dans notre rubrique documentation : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2017/3/1/2017-261/jo/texte